Pluton n’est pas une planète naine ?

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Selon les nouvelles données de la sonde New Horizons, Pluton posséderait une interaction unique avec les vents solaires. Elle n’agit donc pas du tout comme une planète naine...

Après la découverte d’une comète-astéroïde, a-t-on mis la main sur un corps mi planète, mi planète naine ? Ça parait fou, mais ça se pourrait bien ! Bon, certes, cela fait un moment qu’on connaît Pluton, mais elle est tellement pleine de mystères qu’on en apprend toujours sur elle. Depuis 2006, on l’a sortie de la catégorie “planète” pour la ranger avec les planètes naines. Une étude publiée dans la revue Journal of Geophysical Research – Space Physics et basée sur les nouvelles données de la sonde New Horizons révèle une information assez inattendue. En effet, Pluton aurait une interaction unique avec les vents solaires, ces flux de plasma constitués d’ions et d’électrons éjectés dans la haute atmosphère du Soleil à 160 millions de km/h, si bien qu’on apprend qu’elle se comporte plus comme une planète que comme une planète naine. Mais pas tout à fait non plus. On est per-dus !

En fait, ces particules lancées par les vents solaires interagissent différemment selon les corps célestes. Ça dépend de la composition de leur atmosphère et de leur masse. Par exemple, ces vents sont ralentis sur une longue distance quand ils s’approchent d’une comète ou d’une planète naine, mais ce n’est pas le cas pour les planètes telles que Mars ou Vénus. Du coup, l’interaction de Pluton avec ces vents devrait être faible. Or, les scientifiques ont remarqué que ce n’était pas le cas. La planète naine, dont vous pouvez voir la toute première carte ici, exerce une force gravitationnelle comparable à celle de Mars, mais sur de courtes distances...comme les comètes ! Ni planète naine, ni planète, Pluton serait-elle un peu des deux à la fois ? “C’est un type d’interaction que nous n’avions encore jamais observé dans notre système solaire. Les résultats sont incroyables”, a déclaré David J. McComas, auteur de l’étude. Le mystère reste entier... Et vous, que pensez-vous du cas de Pluton ?

Source : NASA, Journal of Geophysical Research – Space Physics