Les sèche-mains, projeteurs de microbes ?

Ecrit par

Selon une nouvelle étude, les sèche-mains électriques à air pulsé qu’on trouve désormais souvent dans les hôtels feraient pire que mieux. On vous explique pourquoi...

On se renseigne sur les vaccins avant de partir en vacances, on passe un coup de lingette sur l’accoudoir du siège de l’avion, on passe pour des relous en évitant les fruits et légumes non épluchés dans les restaurants… On tient à garder la forme pendant le voyage, même si la liste des précautions à prendre pour ne pas tomber malade est un peu ennuyeuse. Et si on avait tout faux ? En fait, c’est pas tellement qu’on s’y prend mal, c’est plutôt qu’on ne pensait pas que se laver les mains nous exposait à presque plus de germes que de s’abstenir. C’est en tout cas la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de Westminster et publiée dans le Journal of Applied Microbiology. Selon celle-ci, les sèche-mains électriques à air pulsé de la marque Dyson, qu’on croise maintenant dans de nombreux lieux publics, projettent 160 fois plus de virus qu’une serviette en papier.

Les sèche-mains, projeteurs de microbes ?

Pour arriver à ce constat, ils ont appliqué, sur les mains gantées de plusieurs personnes, une imitation du norovirus (groupe de virus qui provoquent la gastro-entérite). Ensuite, elles se sont séchées les mains de trois façons différentes : séchoir à air pulsé, séchoir à air chaud et serviettes en papier. Après ça, les chercheurs ont prélevé des échantillons à hauteur des appareils et des serviettes. Et le résultat n’est pas beau à voir ! Le premier, qui est aussi le plus performant, serait donc celui dont il faut le plus se méfier puisqu’il projetterait 20 fois plus de germes qu’un sèche-main standard. Toujours selon cette étude, la concentration de virus dans l’air était 100 fois plus élevée 15 mn après qu’une personne l’a utilisé que si elle s’était servie d’une simple serviette en papier. Chez meltyDiscovery, peut-être que, désormais, on regardera ces appareils disposés dans les toilettes des aéroports, les restaurants et les bars d’un autre oeil, mais cela ne va pas nous empêcher de voyager ! Car, en restant chez nous, on partage notre espace avec presque 200 espèces différentes de mini créatures sans même le savoir. Conclusion, ne pas sortir de chez soi n’est pas plus prudent. Cette étude va-t-elle modifier votre comportement ?

Source : Journal of Applied Microbiology, Ars Technica, Medisite, Canadiens en santé